mercredi 23 octobre 2013

Pourquoi j'ai passé de bonnes vacances ?

Parce que j'étais à Lyon !!


Et qu'à Lyon, il y a mes parents, ainsi qu'une ville que je trouve jolie, le Rhône et ses quais remarquablement aménagés pour les piétons, la Saône, la basilique de Fourvière, les amphithéâtres romains, le parc de la Tête d'Or, la place Bellecour et son quartier commerçant, les gares de Perrache et Part-Dieu, le théâtre de Guignol, Paul Bocuse, un opéra qui ressemble à un hangar d'avion, la colline de la Croix Rousse, la soie, les traboules, le tablier de sapeur, les quenelles, la ficelle (le funiculaire qui relie le Vieux Lyon à la colline de Fourvière), la fête des Lumières en décembre, les vins de Côtes du Rhône et de Beaujolais pas loin et comme un peu partout en France, de la bonne bouffe !

Profitant du passage chez les parents, ma moitié et moi sommes partis en escapade sur la colline de Fourvière, puis jusque dans la vieille ville, accompagnés de Gigi, qui a fait quelques photos. Nous avons laissé la petite avec papy et mamie, et zou nous étions partis !!!


Passage par les amphithéâtres romains où se déroulent les "Nuits de Fourvière"



Arrivé à la Basilique, la vue sur Lyon est tout simplement imprenable.
On voit bien au loin la "tour crayon" du LCL (ancien crédit Lyonnais) dans le quartier de la Part-Dieu. Sur la gauche, le grand bout de vert au fond, le parc de la Tête d'Or. Juste devant nous également, la Saône, et la seconde "bande" verte, le Rhône. Sur la gauche, juste avant le parc, un gros hangar d'avion tout noir avec un toit arrondi : l'opéra.

Au premier plan, la cathédrale Saint Jean dans le Vieux Lyon, à peine derrière, la grande esplanade rouge de la presqu'île : la place Bellecour avec en son centre la statut de Louis XIV saluant la basilique
Au détour de la vieille ville, prière devant la cathédrale Saint Jean ...











... suivi d'une prière au pub Saint James :)
Petit passage par la Saône, avec la colline de la Croix Rousse au fond

Puis retour à la maison en empruntant la ficelle :)

Ces vacances furent agréables dans le sens où il est toujours plaisant de voir sa famille, de savoir qu'on peut lâcher son bébé quelques heures à tout moment (merci maman, merci papa), et surtout qu'on a pas d'horaire à tenir, pas de rendez-vous à rater, pas de marathon à accomplir ...

Même si la petite nous a pompé pas mal d'énergie physique, limitant d'autant le repos, du côté du mental, j'ai fait pas mal le vide :)

dimanche 6 octobre 2013

Pourquoi le hasard fait bien les choses ?

Voila une question à laquelle il est particulièrement compliqué de répondre. En effet si le hasard pouvait s'expliquer, il deviendrait prévisible et ne serait donc pas le hasard.

Néanmoins dans le cas que je vais évoquer, l'idée est de parler du hasard lorsqu'il permet à différents éléments de s'imbriquer les uns aux autres pour offrir quelque chose d'unique bien qu'éphémère : un instant de perfection, une évanescente étincelle de temps quasi divin où l'on se sent particulièrement bien.

Cela m'est arrivé sans doute plus souvent que je ne m'en souviens, pourtant il est deux situations dans lesquelles j'ai ressenti quelque chose qui, à mon goût, ressemblait vraiment à ce que j'appellerais "un petit bonheur".

L'hiver dernier tout d'abord. Sortant du métro avec le casque sur les oreilles, chapeau vissé sur la tête, emmitouflé dans mon épais manteau, après une journée de boulot sans doute chiante, je gravis les marches qui m'amènent à la sortie et là, à l'instant où je constate que a neige s'est mise à tomber dans la nuit naissante, ma "play list" tombe sur le prélude de Bach en Do Majeur (voir ici), un morceau de piano très doux. Voir ainsi la neige tombée accompagnée par un morceau, c'est le hasard qui venait me dire : "observes, vois comme c'est beau." Je me suis arrêté deux minutes, à contempler la neige tomber, le temps que le morceau se termine.

La seconde situation, sans doute un peu plus clichée, s'est produite ce week end, samedi soir pour être exact. C'est néanmoins un sentiment bien réel de tendresse et de sérénité qui m'a envahie à ce moment là. J'endormais ma fille de 7 mois dans mes bras, comme presque chaque soir, en déambulant doucement dans le salon où la radio diffusait je ne sais plu trop quoi. Les yeux de la petite se ferment petit à petit, je me décide alors à me diriger vers sa chambre pour la coucher. Au moment de franchir le palier du salon, la radio diffuse "Hallelujah" de Jeff Buckley (écouter ici). Que dire de plus. Devant son enfant qui s'endort on ne peut que s'attendrir de ce petit miracle. J'ai donc prolongé la séance d'endormissement câlin le temps de la chanson.


Tout ça pour dire finalement que les gens courent souvent après je ne sais quelle réussite, je ne sais quelle vision du bonheur sur-vendue dans les magazines, la télévision ou plus généralement dans notre société de consommation. Mais ils ratent alors l'une des choses qui rend vraiment heureux, les petits bonheurs, ceux auxquels on ne fait pas souvent attention, mais qui, si le hasard aide un peu et qu'on accepte de s'y arrêter, n'attendent que d'être vécus et de nous combler, même si ce n'est que pour quelques minutes.